Les cataractes Patagones dans un cristallin : prologue de l'acte II du voyage de Skantzoura 2 Vendredi 29 Mai. Je suis dans le couloir du bloc opératoire de la clinique. Mon cristallin droit va bientôt être remplacé par un nouveau en plastique. J’espère par la suite faire des économies de lampe frontale durant les nuits sur la table à cartes. C'est le but en tous cas. Je suis arrivé à Gimont le 6 Mai après 11 mois de voyage. Avec des listes de choses à faire longues comme le bras, et qui se remplissent au fur et à mesure qu'elles se vident. Mais c'est le jeu. Et surtout revenu aussi avec le plaisir...
Épilogue : Où notre sympathique marin (enfin c'est lui qui le dit) se sent la fibre jésuite et part à la recherche d'une chorale et d'une communauté Guarani, apprend qu'ils sont sur Youtube, et tombe sur une colonie allemande... Les jésuites et moi, ce n'est pas nouveau... Figurez vous que j'ai enseigné chez eux quelques heures par semaine dans les années 80, qui plus est au lycée St Geneviève qui est une usine à faire des futurs polytechniciens. Et figurez vous aussi que j'en garde un bon souvenir, probablement celui du meilleur encadrement pédagogique que j'ai reçu en tant que prof (si j'étais...
Porto Alegre le 15/4/2026 Ca fait longtemps que je n'ai pas couché sur le papier mes péripéties. Il faut dire que ce furent des péripéties pas trop romanesques. Je vous avais laissé après mon arrivée dans l'avant port de Rio Grande, après un orage mémorable qui m'avait bien collé les miquettes. Le lendemain, après une grasse matinée bien grasse, et dodue, et méritée, au moment d'appareiller vers le club de voile local doté d'une marina, voilà t-il pas que le trois mats école brésilien, le Cisne Branco, le cygne blanc, passe pas loin de mon mouillage : moment de grâce... Puis après une petite heure...
Rio Grande del sul, ça se mérite. Frayeur sous l'orage
Paraty ou parapluie ? ce (très) cher bourg. Ou le mur des lamentations 23 Février 2026 Arrivée à Paraty Auparavant j'avais planté l'ancre dans quelques mouillages de Ilha Grande, une jolie île pleine de baies, située entre Rio et Paraty, une île sans voiture mais pas sans bateaux à moteur rapides. Mais les sonos à fond semblent ne pas avoir cours ici, pour ma plus grande sérénité. Jolis mouillages, ma foi, baignades et relaxation sous le taud. Mais le ciel n'est pas des plus sereins. Avantage : le soleil ne m'assomme pas. Inconvénient : les panneaux solaires rechargent mal On ne peut pas tout avoir......
Suite de la remontée du Rio Paraguaçu (voir épisode précédent). D'abord ce fut Maragogipe avec une arrivée sous une pluie diluvienne, au point qu'elle obscurcissait totalement la vue. Et comme ma carte marine s’arrêtait à quelques milles nautiques de Maragojipe, j’étais bien embêté. Pourtant il y a une grande jetée avec un débarcadère qui doit se voir de loin avant d'arriver … les jours normaux. J'eus la bonne idée de sortir Google Maps, car j'avais du réseau Ma position fut aussitôt établie et la direction de la jetée me fut donnée. Je savais par le guide nautique que les fonds sont sains dans...
Salvador de Bahia Un nom qui fait rêver... l'ancienne capitale de l'empire portugais du Brésil. Toutes les richesses de ce pays, les bois précieux, l'or, l'argent, les fruits exotiques, le cacao, le café, la canne à sucre... Mais aussi les missionnaires, les amérindiens exterminés ou convertis, les esclaves. On estime que le Portugal a fait transiter 20 millions de personnes entre l'Afrique et le Brésil, l'équivalent de la population de Paris et de sa grande banlieue... Vu de loin, Salvador fait un peu peur, avec ses 4 millions d'habitants et ses tours sur le front de mer. J'arrive en plein échauffement...
Recife, le 12 janvier Je commence à me situer dans cette ville. C'est un gros changement par rapport à ce dont j'ai l’habitude. Je ne vais pas vous la faire en Mode « conférences Connaissance du monde » mais si je voulais, je pourrais intituler ce récit « Recife, ville de contraste ». Ma connaissance du Brésil est limitée. C'est un continent, ce pays avec ses 190 millions d'habitants. Lors des 4 années que j'ai passé en Guyane, il nous est arrivé de visiter Belem, Sao Luis, Fortalezza. J'en garde un bon souvenir : villes attirantes, traces du passé présentes, creuset multiculturel. Recife c'est...
Revenons à la quête de l’Amérique du sud. Le changement de continent se précise : Après l'Europe, l'Afrique, place à l’Amérique du sud (pas le nord, je ne veux pas me trumper). Comment traverser l'équateur ? Car s' il faut le traverser, il faut le faire bien, c'est à dire en ayant toujours du vent, et dans la bonne direction. On a tous entendu parler du « pot au noir ». Les anglais l’appellent Doldrums ou Horses latitudes. Cette dernière appellation provient du fait que les 3 mats, qui embarquaient des chevaux, restaient parfois encalminés durant des dizaines de jours, et étaient contraints, faute...
Mindelo : J'abandonne vite l'idée de me mettre à la marina : trop de ressac (les amarres cassent régulièrement) et chère, donc je mouille dans un endroit assez stratégique, pas loin du ponton des annexes. Vu du mouillage la ville est tentante : façades joliment peintes, et cette douce nonchalance tropicale qui envoie des effluves jusqu'ici. Vite, descendre l'annexe, atteler le hors bord (non : pas le percheron) et aller y voir de près. La première impression sur les couleurs se confirme. C'est à qui aura la façade la plus gueularde. Le rose bonbon voisine avec le bleu de cobalt, et un petit vert...
7 au 26 décembre La traversée entre les Canaries et le Cap Vert fut sans histoire ; Enfin presque ! Le 30 novembre soit deux jours après le départ, le pilote m'envoie un message que je n'avais jamais reçu, et qui veut dire en gros : « je ne commande plus le gouvernail ». Gloups ! J'ouvre le coffre arrière qui donne accès à la mécanique du pilote. Et là surprise, mauvaise surprise ! La plaque en alu soudée à la structure du bateau, et qui tient le pilote, est déchirée comme un vulgaire bout de carton. Elle fait pourtant 6 mm d'épaisseur ! Impossible à réparer en mer. Il me faudra attendre Mindelo,...